« la solitude du manager »

Au moment où je m’installe devant mon clavier pour écrire cet article, me vient en tête la chanson de Claude François « le mal aimé ».

Et oui, le manager ne doit pas chercher à être aimé car il ne pourra jamais l’être. Même avec toute l’empathie qui constitue son être et même avec les plus grands efforts qu’il fera dans le but d’être fort et juste à la fois, il ne pourra jamais l’être. Sa fonction inspire de la jalousie, de la colère, de la désinvolture parfois et cette liste n’est pas exhaustive.

De plus, la gentillesse est souvent prise pour de la faiblesse.

Alors désolée de blesser ceux qui ne s’attendaient pas ce constat, mais je dois vous le dire : le manager sera toujours le mal aimé et si vous n’êtes pas prêt à affronter cette évidence, il va vous falloir travailler pour être ok avec cela.

En effet, sauf promotion stratégique ou création d’entreprise qui pourrait engendrer un manager hors normes, vous noterez que le manager est de nature aimante et aimable. Oui aimable, n’ayant pas peur des mots : le vrai patron a le sens du partage. Il aime donner, fédérer. Il est généreux et empathique et c’est pour cette raison qu’il mérite lui aussi de l’empathie. Mais cela n’existe pas, ou alors trop peu. On ne rencontre que très rarement de l’empathie envers un patron.

D’un côté il y a le manager et de l’autre côté il y a son équipe, solidaire ou presque (et tant mieux s’ils sont solidaires entre eux, c’est déjà ça… c’est essentiel même à mon sens). Parfois on se croirait dans le film « il était une fois dans l’ouest », notamment dans la scène mythique d’Harmonica (Charles Bronson). Vous l’avez noté j’aime utiliser les métaphores et j’espère qu’elles vous racontent tout ce qu’elles contiennent (et même davantage) car elles sont bien plus riches, bien plus complètes que de simples mots.

Alors le manager doit travailler dur pour trouver l’équilibre subtil entre ses objectifs et ses moyens. Il doit avoir de l’empathie, mais bien dosée. Le respect doit être mutuel. Il a aussi besoin de trouver ailleurs d’autres formes de nourriture pour son esprit. Il doit trouver d’autres sources de partage et d’empathie où son attitude, ses ambitions, son cheminement trouveront échos… des lieux d’échanges où son langage sera compris.

Les clubs d’entreprises, organisations patronales, fédérations professionnelles, associations professionnelles et autres organismes à vocation économique permettent échanges, information et formation qui sont essentiels.

En outre, le travail avec un Coach Professionnel constitue un espace temporel créé pour la réflexion, l’échange libre (sans jugement) et l’éclairage. La mise en action en ressort également boostée, même si ce n’est pas ce qui fait majoritairement défaut à l’Entrepreneur.

Pour le perfectionniste, comme pour d’autres quêteurs de niveau supérieur, le coaching professionnel reste le meilleur outil à s’offrir pour compléter sa malette.

=> format audio

« le plaisir au travail »

Le travail restera toujours le travail. S’il n’y avait que du plaisir dans le travail, nous appellerions cela du loisir et nous paierions pour en avoir un peu plutôt qu’être payés pour en réaliser beaucoup. Là je crois que nous sommes tous d’accord sur cette notion.

Certes le travail demande des efforts, mais il ne doit pas non plus être une souffrance. Il est important de prendre cela très au sérieux et de mener une réflexion consciente sur ce qui compte vraiment pour soi, afin de voir clairement ce que l’on est prêt à faire tous les jours sans mourir un peu chaque année, chaque mois, chaque semaine… j’arrête là, vous l’aurez compris on pourrait même dire chaque seconde pour certaines personnes.

Alors après une longue réflexion, si votre balance ne trouve rien de positif dans votre pesée du travail, pire : si elle est pleine d’une charge négative que rien ne laisse présager d’un revirement de situation, c’est que vous pouvez changer de travail.

Facile à dire !

OUI, en effet, il est beaucoup plus facile de continuer, de laisser glisser. Mais facilité rime rarement avec bonheur remarquerez-vous. Le bonheur, c’est à dire la paix intérieure qui vous permet de vivre de manière épanouie, sans anxiété ou contrariété quasi permanente. Le bonheur passe par l’équilibre entre ce que vous donnez et ce que vous recevez, mais encore faut-il que vous ne donniez pas plus que ce que vous êtes prêts à donner et que vous receviez ce que vous souhaitez recevoir.

Attention, il n’y a pas de jugement universel. Cette mesure est personnelle car la perception de l’équilibre appartient à chacun. Le ressenti, l’émotion, la pensée, la frustration ou l’épanouissement varie à l’infini d’un être humain à l’autre, même dans des situations identiques, même si les circonstances étaient elles aussi identiques.

Par exemple, vous le voyez : deux personnes font le même métier et pourtant l’une est souriante, heureuse et se sent utile et respectée, l’autre est aigrie et pense l’inverse, elle pense qu’elle est sous-exploitée, mal traitée… Vous n’êtes pas dans sa tête, mais c’est ce vous ressentez à sa façon de vous accueillir. Vous pourriez avoir envie de lui dire de changer de travail. Mais ce n’est peut-être pas la solution. Elle a peut-être juste besoin de voir la vie différemment. Elle a peut-être besoin de fixer ses limites ou exprimer ses besoins à son employeur, à ses collègues ou à d’autres personnes… à elle-même aussi. Dans tous les cas elle a un besoin insatisfait car c’est ce qu’elle exprime par sa colère, ou sa tristesse. Mais lequel ?

En effet, changer de travail n’est pas toujours la solution et cela peut même s’avérer une mauvaise issue.

Le coaching individuel ou toute autre forme de développement personnel permet de faire ce travail de lecture interne, afin de prendre les bonnes décisions et adopter la bonne attitude : les vôtres !



=> format audio

« trouver son ikigaï »

Ikigaï est le terme japonais qui signifie raison de vivre, dans le sens mission, vocation. Je l’utilise ici car il est approprié au monde du travail, dans le sens équilibre qui pour moi est essentiel vu le temps que l’on y passe, d’autant que le temps est ce que nous avons de plus précieux à mon sens.

Et oui, nous avons toujours l’impression de manquer de temps. Avez-vous remarqué ? Nous manquons de temps dans notre travail, nous manquons de temps pour notre famille, pour nos amis, pour nos loisirs, pour nous.

Pourtant lorsque nous disons « je n’ai pas eu le temps » nous l’avons eu comme tout le monde. C’est juste que nous n’avons pas fait quelque chose de particulier, par manque de temps réel en raison d’une mauvaise organisation ou par manque d’intérêt, souvent. Ce qui compte, c’est en fait de bien décider de ce que nous voulons faire de notre temps et ensuite d’avoir la rigueur nécessaire pour atteindre nos objectifs, dans la mesure où ils sont atteignables, bien entendu. Le thème du temps est vaste et je rédigerai probablement un jour un article qui lui sera consacré. Aujourd’hui, j’introduis simplement le thème de l’ikigaï, dans le sens du choix de son travail, avec la notion du temps car il est compté pour chacun d’entre nous. Les deux sujets sont étroitement liés car ils ont un impact mutuel.

Pour trouver son ikigaï, il faut faire une analyse et une évaluation de 4 paramètres : le goût, le talent, la demande et la rémunération qui en découlerait. L’ikigaï se trouvera au coeur, au centre de ces paramètres.

Posez-vous la question de ce que vous aimez vraiment faire (il peut y avoir plusieurs réponses, bien entendu). Demandez-vous ensuite ce que vous faites bien, voire très bien et formez des paires entre vos goûts et vos talents. Si vous n’en trouvez pas, chercher encore, vous en avez certainement, mais il faut ouvrir grand ses sens et être bienveillant avec soi. En parallèle et conjointement, une autre analyse doit être menée : y a t-il de la demande pour le produit ou le service que vous allez proposer ? Ou bien y en aura t-il ? Vous avez évidemment le droit d’être visionnaire, pensez-vous que votre offre nouvelle aura une utilité ? Quel prix les gens seront prêts à payer pour ce produit ou ce service d’après vous ? Combien paieriez-vous, vous-même, si vous étiez prospect pour ce nouveau produit ou service ?

Si vous avez trouvé ce que vous voulez faire, que vous savez le faire, que cela est commercialisable et que son tarif vous convient : vous avez trouvé votre ikigaï, votre métier du bonheur. Ce n’était pas facile, bravo !

Si vous ne l’avez pas trouvé ce n’est pas un drame. On ne le trouve pas toujours, c’est rarement évident. De plus, si vous pensiez l’avoir trouvé, vos petites voix intérieures vous ont expliqué que ce n’est pas possible, voire que vous êtes nul pour faire cela, que vous n’y arriverez pas, que ça ne vous rapportera rien… C’est normal ces petites voix sont là pour vous protéger et souvent un peu trop. Elles sont très utiles et se veulent pleines de bonnes intentions, alors il ne faut pas leur en vouloir. Il faut les écouter, puis rapidement les calmer en posant factuellement le contexte, afin de libérer votre esprit et peser tous les paramètres.

Dans tous les cas ce travail de recherche est bon car le fait de se poser ces questions vous apprend toujours et parfois même vous constaterez que vous êtes déjà dans la bonne voie.

Ce qui est dangereux, c’est de glisser sans jamais se poser de questions, sans jamais prendre conscience que l’on a toujours le choix. Certes choisir n’est pas facile et il peut y avoir des conséquences lourdes, mais on a le choix. Le choix d’agir avec des conséquences à assumer, lourdes ou légères.

Pour être en paix intérieure, on doit également avoir conscience que ne rien vouloir changer, par exemple, est un choix. Subir fait mal. Choisir fait grandir, cela fait du bien à l’âme. Il ne faut pas se priver de cette prise de conscience.

A l’inverse, vouloir changer et ne pas être en paix parce que le changement fait peur, c’est normal aussi. Les petites voix vous retiennent et vous encombrent l’esprit. Il va falloir prendre du recul pour y voir clair.


=> format audio

« coaching pour tous »

Le coaching consiste en l’accompagnement sur mesure, dans une démarche de changement à un moment clé de la vie.

Cet accompagnement amène durablement à un plus de succès et de bien-être, d’autonomie et de réalisation de soi.

Le mind coaching, ce dont il  est question ici, est un accompagnement éclairant pour l’esprit.

Les séances de travail procurent des moments de pauses et de réflexion, l’arrêt ponctuel du temps et du quotidien, nécessaires à la prise de conscience qui libère les pensées et favorise la mise en action.

Comme on travaille son corps, on travaille son esprit dans un but de performance et d’équilibre.

Cependant, bien que le coaching sportif ne soit plus réservé à l’élite et que le coaching mental se démocratise peu à peu, cette gymnastique cérébrale reste coûteuse avec des tarifs oscillant généralement entre 100 et 300 € de l’heure.

Pour bien travailler un objectif ou une résolution de problème, il faut 6 à 10 séances de coaching d’environ 1h30 chacune, réparties sur une période de 4 à 12 mois. D’autres formats existent, mais dans tous les cas le coaching nécessite d’investir du temps et de l’énergie pendant chaque séance et après chaque séance. Le travail s’effectue lentement et continuellement, il s’inscrit dans la durée.

Bien heureusement, pour ceux qui n’ont pas les moyens financiers d’investir dans cette discipline par le biais d’un accompagnement individuel, il existe des séances de groupes, des espaces de discussion et d’échanges, de nombreux ouvrages, des podcasts et des vidéos qui amènent de réelles ressources.

Enfin, il faut noter que l’auto-coaching permet de belles évolutions en début de process de changement et reste la clé du succès en maintien de cap.

En toutes circonstances, le coaché doit rester maître de ses objectifs et des moyens qu’il décide de mettre en oeuvre… ou pas.

Le coach l’accompagne. Il éclaire le chemin souhaité et celui parcouru, sans jugement. Le coach est simplement synchronisé avec le coaché, et ce, tant que la mission de coaching n’est pas complètement terminée.


=> format audio